Alain, passionné de peinture et de sculpture, Hôte sur Nohô

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le Vendredi 17 Avril 2026 à 11h40

Alain, passionné de peinture et de sculpture, Hôte sur Nohô

Sur Nohô, chaque passion devient une rencontre. Pas une démonstration, pas une explication figée : une expérience vivante, incarnée, parfois brute.

Alain est peintre et sculpteur depuis plus de 45 ans. Un parcours long, instinctif, construit entre intuition, essais, et une nécessité de créer qui ne l’a jamais quitté.

Peux-tu te présenter ?

Oui, moi c’est Alain et je peins depuis plus de 45 ans. Quand j’étais petit, vers 11 ans, je savais déjà que je deviendrais artiste. Pourtant je venais d’un milieu qui n’était absolument pas préparé à ça. Mes premiers dessins, mes premiers essais… personne ne les regardait.

Je crois que pour être artiste, il faut croire en ce qu’on fait et persévérer. À côté de ça, j’ai vécu presque toute ma vie à Paris. J’ai commencé à Marseille, puis j’ai continué à Paris jusqu’à il y a peu. Aujourd’hui, je partage mon temps entre Avignon et Lisbonne, puisque j’ai deux lieux de vie.

Quel a été ton parcours ?

J’ai eu ma première grande exposition à 22 ans au Grand Palais, dans le cadre du Salon des Indépendants. J’y suis retourné un certain nombre de fois par la suite.

J’ai commencé la sculpture il y a environ 25 ans. C’est assez récent finalement, parce qu’au début je n’osais pas. Et puis un jour, ça s’est fait naturellement. Et j’ai aimé ça.

Comment as-tu évolué dans tes techniques ?

Au départ, j’ai travaillé à l’encre de Chine sur papier blanc. Ça vient aussi de mon parcours : j’ai fait des études techniques en mécanique générale (BTS mécanique). Et paradoxalement, ça m’a beaucoup aidé.

Ensuite je suis passé à l’huile. Les dix premières années de peinture, je travaillais uniquement à l’huile, avec toutes les contraintes que ça implique, mais j’aimais ça profondément.

Et puis, comme souvent, les galeries m’ont poussé vers l’acrylique. Ça a été très difficile. Je trouvais ça moche, trop coloré, je n’arrivais pas à mélanger les teintes… pendant un an, j’étais malheureux avec ça.

Et puis, petit à petit, j’ai apprivoisé l’acrylique, ou elle m’a apprivoisé, je ne sais pas. Aujourd’hui, je ne travaille plus du tout à l’huile.

Ton rapport aux formats et à la peinture

Je travaille sur des toiles de formats standards, mais il m’arrive très souvent d’acheter des rouleaux entiers de 10 mètres pour faire de très grandes pièces, parfois 2×4 mètres.

Parce qu’au début, au Grand Palais, je suis arrivé avec une petite toile de 60×50… j’étais invisible. J’ai compris qu’il fallait aussi occuper l’espace. Travailler sur une grande toile n’a rien à voir avec un petit format. On n’y met pas les mêmes choses, on ne travaille pas dans le même temps, ni dans le même rapport au corps.

Mais dans tous les cas, mon travail reste constant. J’ai une écriture personnelle que je répète, que je transforme, que je pousse, que je “torture” parfois. Et je crois que c’est ce qui fait qu’on me reconnaît. Je ne sais pas faire autre chose. Je ne sais pas peindre des paysages marins ou des champs de lavande. Et je n’ai jamais été attiré par ça.

Ta peinture évolue-t-elle dans le temps ?

Oui, mais toujours dans une continuité. Il y a des périodes différentes : des moments plus colorés, des phases plus fluo, des retours en arrière.

J’aime bien reprendre des thèmes que j’ai déjà traités il y a 30 ou 40 ans, et les refaire aujourd’hui. Mais ce n’est plus la même personne qui les traite. C’est un dialogue entre moi jeune et moi plus âgé.

Et la sculpture, comment est-elle arrivée ?

C’est assez particulier. J’avais une galerie à Bastille pendant une dizaine d’années, où j’exposais des sculpteurs. L’un d’eux, marié à une Sénégalaise, m’a dit : “viens au Sénégal, je vais te faire sculpter”. Je lui ai répondu que je ne savais pas faire. Mais une fois là-bas, dans son atelier, j’ai essayé… et j’ai fait ma première sculpture. Il m’a dit : “tu es sculpteur”.

Depuis, j’ai du mal à dire que je suis sculpteur, parce que ça ne fait “que” 25 ans.Je suis allé ensuite très souvent au Sénégal, à Dakar, dans un atelier incroyable, avec une vraie tradition du bronze. Je travaillais dans des conditions très physiques, avec des températures extrêmes, des fours, des équipes nombreuses… mais avec énormément de plaisir.

Tu sculptes avec quel matériaux ?

Le bronze, c’est un matériau extraordinaire. Immortel, intemporel. Mais c’est aussi très cher. Et comme toutes les galeries ne pouvaient pas suivre ces formats et ces coûts, je me suis tourné vers la résine.

La résine permet plus de liberté et des prix plus accessibles. J’ai continué à travailler des figures humaines, des centaures, des chevaux, j’ai toujours aimé le corps.

Plus récemment, j’ai fait des petites séries de personnages, entre 20 et 25 cm, presque des figures imaginaires, entre l’elfe et le personnage de bande dessinée. J’ai même commencé à travailler avec la 3D pour certaines séries.

Une autre manière de rencontrer l’art

Sur Nohô, l’art devient une rencontre directe avec l’artiste. Alain propose des visites de galerie et des échanges autour de son travail.

Des moments où il raconte surtout “comment” il crée, plus que ce qu’il faut comprendre.

Parce que pour lui, l’art ne s’explique pas : il se traverse, il se ressent, il se vit.

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